Depuis le 1er janvier 2026, un changement important s’applique dans de nombreuses communes d’Isère concernant l’utilisation du chauffage au bois. Un arrêté préfectoral entraîne l’interdiction des foyers fermés installés avant 2002 dans 297 communes, avec 174 nouvelles localités rejoignant les 123 déjà concernées. Cette décision vise clairement à lutter contre la pollution liée aux particules fines, puisque le bois est responsable de près de 70 % de la pollution hivernale dans le département. Face à cette réalité, les autorités souhaitent encadrer plus strictement l’usage des appareils anciens et non performants, transformant en profondeur la manière dont les habitants chauffent leur logement.
Pourquoi les appareils de chauffage au bois anciens sont-ils interdits ?
L’interdiction du chauffage au bois par des appareils antérieurs à 2002 ne relève pas du hasard. Les foyers fermés anciens génèrent nettement plus d’émissions polluantes que les installations récentes. Ces équipements vétustes contribuent fortement à la mauvaise qualité de l’air, notamment lors des pics de froid hivernaux où leur utilisation est accrue.
Bien qu’il soit souvent perçu comme une énergie naturelle et renouvelable, le bois devient problématique lorsqu’il est brûlé dans des cheminées ou poêles non performants. Les appareils qui ne respectent pas les normes actuelles produisent de grandes quantités de particules fines.
Quels sont les appareils concernés par l’arrêté préfectoral ?
En tête de liste des équipements visés par ces restrictions d’utilisation, on retrouve les foyers fermés installés avant 2002. Mais l’interdiction concerne aussi tout système de chauffage au bois jugé énergivore ou dépassé en matière de performance énergétique. L’objectif est d’éliminer progressivement tous les appareils anciens et polluants.
On estime à environ 15 000 équipements vétustes le nombre d’appareils concernés dans les communes impactées. Parmi eux figurent :
- Les poêles à bois traditionnels d’avant 2002
- Certaines cheminées fermées obsolètes
- Des inserts dépourvus de technologies récentes
À noter que les foyers ouverts, peu efficaces et très polluants, étaient déjà bannis dans la plupart de ces territoires depuis plusieurs années.
Liste des 174 nouvelles communes visées
- Abrets-en-Dauphiné
- Albenc
- Aoste
- Apprieu
- Artas
- Auberives-en-Royans
- Avignonet
- La Bâtie-Montgascon
- Beaulieu
- Beaufort
- Beaucroissant
- Beauvoir-de-Marc
- Beauvoir-en-Royans
- Belmont
- Bessins
- Bévenais
- Biol
- Bizonnes
- Blandin
- Bossieu
- Bressieux
- Brézins
- Brion
- Burcin
- Cessieu
- Champier
- Chantesse
- La Chapelle-de-la-Tour
- Châbons
- Châtenay
- Châtel en Trièves
- Châtelus
- Châtonnay
- Chasselay
- Château-Bernard
- Chélieu
- Chichilianne
- Chimilin
- Chevrières
- Choranche
- Clelles
- Cognin-les-Gorges
- Colombe
- Cornillon-en-Trièves
- La Côte-Saint-André
- Cras
- Culin
- Doissin
- Dolomieu
- Eydoche
- Faramans
- Faverges-de-la-Tour
- Flachères
- La Forteresse
- La Frette
- Gillonnay
- Granieu
- Le Grand-Lemps
- Gresse-en-Vercors
- Izeaux
- Izeron
- Lalley
- Lavars
- Lentiol
- Lieudieu
- Longechenal
- Malleval-en-Vercors
- Marcilloles
- Marcollin
- Marnans
- Mens
- Meyrieu-les-Etangs
- Monestier-de-Clermont
- Le Monestier-du-Percy
- Montagne
- Montagnieu
- Montaud
- Montfalcon
- Montrevel
- Morette
- Le Mottier
- Murinais
- Notre-Dame-de-l’Osier
- Ornacieux-Balbins
- Oyeu
- Pajay
- Le Passage
- Penol
- Le Percy
- Plan
- Poliénas
- Le Pont-de-Beauvoisin
- Pont-en-Royans
- Porte de Bonnevaux
- Pressins
- Prébois
- Presles
- Quincieu
- Renage
- Rencurel
- Rivière (la)
- Rochetoirin
- Roissard
- Romagnieu
- Royas
- Roybon
- Rovon
- Saint-Agnin-sur-Bion
- Saint-Albin-de-Vaulserre
- Saint-Andéol
- Saint-André-en-Royans
- Saint-André-le-Gaz
- Saint-Antoine-l’Abbaye
- Saint-Appolinard
- Saint-Baudille-et-Pipet
- Saint-Bonnet-de-Chavagne
- Saint-Clair-de-la-Tour
- Saint-Clair-sur-Galaure
- Saint-Didier-de-Bizonnes
- Saint-Didier-de-la-Tour
- Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs
- Saint-Geoirs
- Saint-Gervais
- Saint-Guillaume
- Saint-Hilaire-de-la-Côte
- Saint-Hilaire-du-Rosier
- Saint-Jean-d’Avelanne
- Saint-Jean-d’Hérans
- Saint-Jean-de-Bournay
- Saint-Jean-de-Soudain
- Saint-Just-de-Claix
- Saint-Lattier
- Saint-Marcellin
- Saint-Martin-de-Clelles
- Saint-Martin-de-la-Cluze
- Saint-Martin-de-Vaulserre
- Saint-Maurice-en-Trièves
- Saint-Michel-de-Saint-Geoirs
- Saint-Michel-les-Portes
- Saint-Ondras
- Saint-Paul-d’Izeaux
- Saint-Paul-les-Monestier
- Saint-Pierre-de-Bressieux
- Saint-Pierre-de-Chérennes
- Saint-Quentin-sur-Isère
- Saint-Romans
- Saint-Sauveur
- Saint-Siméon-de-Bressieux
- Saint-Vérand
- Saint-Victor-de-Cessieu
- Sainte-Anne-sur-Gervonde
- Sainte-Blandine
- Sardieu
- Savas-Mépin
- Serre-Nerpol
- Sillans
- Sinard
- La Sône
- Têche
- Thodure
- Torchefelon
- La Tour-du-Pin
- Treffort
- Tramolé
- Tréminis
- Val de Virieu
- Valencogne
- Varacieux
- Vatilieu
- Villeneuve-de-Marc
- Vinay
- Viriville
Quels systèmes de chauffage au bois restent autorisés après 2026 ?
La nouvelle réglementation n’impose pas l’abandon total du chauffage au bois. Les habitants peuvent continuer à utiliser des installations récentes et performantes. Sont ainsi autorisés les appareils labellisés Flamme Verte et ceux répondant aux critères exigeants des normes européennes en matière de performance énergétique.
Un foyer fermé moderne ou un poêle nouvelle génération rejette jusqu’à cinq fois moins de polluants qu’un appareil ancien. Opter pour ce type de solution permet donc de chauffer son logement tout en préservant la qualité de l’air extérieur et en restant conforme à la réglementation en vigueur.
Comment savoir si son installation est concernée par l’interdiction ?
Pour déterminer si un système de chauffage au bois est concerné, il convient de vérifier sa date de mise en service. Si le poêle, la cheminée ou l’insert date d’avant 2002, il entre probablement dans la catégorie visée par l’arrêté préfectoral. Les notices techniques ou factures permettent généralement de retrouver cette information essentielle.
Il existe également des diagnostics spécialisés permettant de contrôler la conformité de l’appareil. Faire appel à un professionnel certifié offre un avis fiable et adapté à la réglementation locale, facilitant ainsi la transition vers une installation conforme.
Quelles aides financières pour remplacer un appareil ancien ?
Remplacer un système de chauffage au bois vétuste représente souvent un investissement conséquent. Afin d’accompagner les ménages dans cette démarche, les collectivités locales proposent des aides financières dédiées à la rénovation énergétique. Selon la situation, il est possible de bénéficier d’une subvention pouvant aller jusqu’à 1 600 € pour installer un appareil performant et écologique.
Les conditions d’obtention varient selon les communes concernées et certaines modalités dépendent des ressources du foyer. Une assistance administrative ou technique peut être proposée pour guider chaque étape, de la sélection du nouvel équipement à la déclaration du système conforme aux standards européens.
Quels sont les avantages de ces dispositifs d’aide ?
Au-delà de l’aspect financier, ces aides accélèrent l’adoption d’appareils modernes et écologiques. Elles encouragent le remplacement rapide des systèmes vétustes, contribuant ainsi à la réduction des émissions polluantes au niveau local.
Les bénéficiaires profitent d’un confort thermique amélioré et voient parfois leurs factures d’énergie diminuer grâce à la meilleure efficacité des nouveaux appareils.
Quelles démarches pour obtenir une aide à la rénovation énergétique ?
Pour solliciter une aide financière dans le cadre de cette politique anti-pollution, il faut fournir certains justificatifs, comme la preuve de retrait de l’ancien appareil ou le devis d’achat d’un nouveau modèle écologique. Dans certains cas, le passage par un installateur agréé est obligatoire afin de garantir le respect des normes actuelles.
Il reste conseillé de consulter régulièrement les plateformes officielles des mairies ou de la préfecture pour se tenir informé des évolutions des modalités et montants associés à ces incitations financières.
Quel impact attendre sur la qualité de l’air dans les communes concernées ?
L’application de ces restrictions d’utilisation sur les appareils vétustes devrait permettre une baisse notable des émissions polluantes issues du chauffage au bois pendant l’hiver. En remplaçant progressivement les équipements anciens par des alternatives innovantes, la quantité de particules nocives libérées dans l’air diminuera sensiblement.
Cette mesure s’inscrit dans la stratégie nationale de réduction de 50 % des émissions liées au chauffage au bois d’ici 2030. Elle combine interdictions ciblées et encouragements à adopter des technologies vertes, offrant ainsi aux foyers un accompagnement complet pour une transition écologique progressive et durable.





